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Animation – Mission

Avant de lire

Le présent texte propose des pistes de réflexion à propos d’un extrait du film de Roland Joffé Mission. Il pourrait être conseillé de lire ce qui en est dit pour bien comprendre ce que je cherche à proposer dans le présent texte. Voir Mission

Objectif

Qu’est-ce que signifie changer de vie ? C’est un thème qui est repris par beaucoup de publiciste pour vanter les fruits d’un nouveau produit. OK, mais d’un point de vue spirituel, le changement de vie est souvent est très complexe; il ne se prévoit pas, il inclut un regard sur son passé, sur soi-même, il est chargé d’émotion et n’implique pas que soi…

Thème

A partir d’un récit filmé, on peut essayer d’interroger les ados sur cette thématique du changement en insistant sur l’une ou l’autre ou les trois de ces pistes :

  • La conversion : qu’est-ce qui est souvent à l’origine d’un changement de cap; une crise, une crise généralement importante ?
  • La vengeance : se faire justice soi-même L’épisode souligne bien l’impasse dans laquelle se trouve celui qui veut se faire justice lui-même ; ça ne paye pas et surtout ça n’apaise pas
  • L’accompagnement : jusqu’où peut-on aller dans l’accompagnement ? Quoique puisse être le choix d’une personne, l’important dans l’action du Père Jésuite est qu’il accompagne Rodrigo dans son pari complètement fou.

Méthodologie

Il importe de choisir une thématique par laquelle entrer dans le film ; celle de la conversion, du changement de vie peut être pertinente.

Introduction à la thématique

Nous sommes au milieu du XIXème siècle à l’époque où les Espagnols et les portugais se partagent les territoires de l’Amérique du sud avec sa terre, mais aussi ses habitants. Sur ces territoires, l’Eglise, par l’intermédiaire d’un ordre, les Jésuites, réussit le tour de force d’allier culture locale des habitants des lieux et foi chrétienne. A cette greffe religieuse, il faut ajouter un autre succès, économique celui-là, dans le fait que le produit et les richesses produites par les « Missions » qui sont les communautés que mettent sur place les indiens et les Jésuites sont très prospères… Une prospérités qui déplait au portugais et aux espagnols et qui sera source de bien des ennuis car ces derniers

  • ne touchent rien sur les productions de ces Missions.
  • ne peuvent pas rivaliser pour avoir de la main d’oeuvre. Les Missions, en raison de leur système attirent tous les indiens.

Si le film traite, en générale de la destinée de ces Missions, l’extrait qui nous intéresse traite de la destinée d’un marchand d’esclave qui change de vie…

Visionner l’extrait

L’extrait à visionner se trouve au chapitre 7 à 11 du DVD soit environ 22 minutes de films. Rodrigo Mendoza, mercenaire revient après avoir capturé et vendu des indiens à un noble espagnol. Il retrouve son frère.

Voir l’extrait en deux fois:

  • Premier extrait, chapitre 7 à 9 qui s’arrête juste après que le Rodrigo Mendoza accepte le défi du Père Gabriel

Premier débat en groupe : après s’être convaincu que tout le monde ait compris ce qui se passe, l’animateur entre en débat avec une question de cet ordre : quelle punition Mendoza va t-il s’infliger ?

  • Second extrait, chapitre 10 et 11.

Second débat ne groupe. L’animateur reprend les hypothèses des jeunes à partir de sa première question et souligne là, celles qui se sont rapprochées de ce que nous propose le film. On pourra ensuite reprendre une seconde série de question :

  • Quel est le sens de ce que choisit de faire Mendoza ?
  • Pourquoi Mendoza refuse t-il d’être libérer de son lien par ‘un des pères Jésuite ?
  • Quel est le sens de la libération de ses liens par l’un des indiens Guaranis ?

Textes bibliques

Plusieurs textes peuvent illustrer ce chemin de conversion que les animateurs pourront articulé en fonction de leurs intentions pédagogiques. Nous en soulignons deux :

  • Paul dans les Actes au chapitre 22,4-16
  • La conversion de Zachée : Luc 19,1-10

Pour aller plus loin

On pourra s’interroger après avoir « creuser » cette thématique sur le changement sur la vision théologique du film à propos de l’homme, de Jésus, de Dieu et de l’Eglise.

Demandons-nous justement qui de ces quatre personnages représentent Dieu, Jésus, l’homme et l’Eglise ? On précisera que les trouvailles des uns et des autres ne doivent pas s’exclure mais rassembler les différentes projections des uns et des autres. Voici la mienne.

  • Le Père Gabriel qui incarne Dieu en accompagnant l’homme dans son aventure sans pour autant partager ses opinions… A noter, ce n’est pas lui qui impose la pénitence à Mendoza, mais ce dernier et Dieu est avec lui.  C’est l’accompagnement dépassant les frontières de l’imaginable. Un autre très grand film développe cette thématique, La dernière marche (Dead Man Walking) avec Susanne Sarandon et Sean Penn. Film dans lequel, une visiteuse de prison accompagne un criminel jusqu’à son exécution. En étant dégoutté par le crime abject que ce criminel a commis, elle ne l’en accompagne pas moins ce dernier jusqu’à sa mort.
  • Rodrigo Mendoza qui pourrait incarner l’homme en passe avec ses erreurs, son pêché et qui s’enferme dans des impasses comme celle de la vengeance. L’homme courageux qui refuse une grâce à bon marché qui ne lui apporterait rien pour son remord. L’homme dans sa révolte face à Dieu qui est persuadé que la vie est en non-sens et il veut le lui montrer ! Il y a des choses qui ne se pardonne pas. Et bien si…
  • L’Eglise représentée par l’ordre lui-même des Jésuites dans le film. Dans notre extrait, il apparait par le Père interprété par Liam Neeson. Je préciserais ce rôle (mauvais) en soulignant que l’action de ce prêtre est de prétendre savoir ce qui est bien pour les autres. Cette pénitence ne « sert à rien » – « tous les autres le disent aussi ». Bref des discours qui souvent veulent le bien pour les autres mais à savoir si c’est bien…
  • Le peuple Guaranis : Jésus sans doute dans le fait qu’il transpire l’authenticité. Il reçoit l’amour, la haine et meurt sans demander grand chose en retour.

Documents

On trouvera ici le script de l’entretien entre Rodrigo Mendoza et le Père Gabriel et qui permettra un travail plus en profondeur avec les adolescents sur la question de la conversion.

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Animation – Collision

Avant de lire !

Pour savoir de quoi il est question, je renvoie à la présentation du film dont s’inspire les lignes qui suivent :

Présentation du film : Collision

Méthodologie

L’option prise est de ne pas voir l’ensemble du film, mais simplement quelques extraits que je choisi d’articuler ainsi :

  • Voir un extrait de film à arrêter à un moments précis, en plein milieu d’une action
  • Laisser ensuite le groupe discuter des suites qu’ils envisagent et les partager
  • Montrer la fin de l’extrait
  • Ouvrir la discussion sur l’option prise par le réalisateur en élargissant le débat.

On choisira, néanmoins de « planter le décors » en montrant un extrait représentatif de l’ambiance du film avant.

Cette méthode n’est évidemment possible que si les jeunes, en grande majorité, n’ont pas vu le film. L’expérience a montré que peu de jeunes l’avaient vu et pour les quelques cas où certains d’entre eux l’avaient effectivement vu, ces derniers se sont abstenus de prendre la parole lors de la première phase de l’animation. En revanche, pour la dernière partie, ils ont évidement pu entrer en discussion.

En fonction du temps qu’on a, on répétera cette façon de faire autant de fois qu’on aura d’extraits.

Support bibliques :

Parmi les supports bibliques, notons ces quelques textes :

  • Le reniement de Pierre :
    • L’annonce : Marc 14,26-31 (//Mt 26,30-35)//Lc 22,33-34 et Jn 13,37-38)
    • Le reniement : Marc 14,66-72 (//Mt 26,69-75//Lc 22,56-62 et Jn 18,17.25-27)

Thématique : Faire ce qu’on a dit n’est pas évident – on est un mystère pour soi-même –

Ne jamais se fier aux apparences ou aux paroles dites – on peut changer d’avis – la décision n’intervient pas forcément après réflexion…

Philo

On pourra consulter deux textes :

Guy Labarraque

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Animation – Evolution

Proposition

Pour comprendre la proposition suivante se référer à la problématique exposée dans le texte de présentation suivant :

Evolution en catéchèse

Outil pédagogique

Au niveau des outils, je me suis servi de l’objet, de ce qui est « jeter devant » (ob-jacere) tel que l’aborde l’expression ludocréative.

Le Jeu

L’animation suivante a été proposée fin janvier 2010 dans le cadre d’une formation de l’Office Protestant de Formation pour des catéchètes des Eglises Romandes.

Temps : 3 heures                    Ages : 15 – 16 ans

Groupe : 20 jeunes                Nombre d’animateurs : 2/3 dont 1 théologien

Préparation

  1. Disposer dans la pièce une série d’objets dans un carton à chaussure (un ou deux objets, pas plus), recouvert d’un tissu, en prévoir une bonne vingtaine pour un groupe de 15 personnes
  2. Préparer en plus un objet qui soit en nombre suffisant pour que tous puissent avoir le même.

Déroulement

Les participants vont réaliser un parcours par deux (si possible un garçon une fille) en passant par différentes étapes au cours desquelles ils feront différentes rencontres.

  1. Avant de partir, les participants « se définissent » en choisissant un objet dans une caisse à disposition. Il s’agit d’utiliser l’objet comme support de définition.
  2. Puis ils partent en choisissant une table sur laquelle se trouve, une boite, dans laquelle se trouve un autre objet… En découvrant cet autre objet ils doivent l’intégrer à ce qu’« ils sont »… Que vont-ils faire de cette rencontre imprévue ? Comment vont-ils l’accepter, s’ils l’acceptent ?
  3. Parmi ces différentes étapes, représentées par ces tables, il y en a une qui est particulière puisque tous les groupes reçoivent, de la part des animateurs, un même objet (pour ma pratique, ce fut une pile) avec comme mission là aussi d’en faire quelque chose.
  4. A la fin du temps de jeu, les groupes de deux « mettent en scène » ce que fut leur vie avec les rencontres qu’ils ont faites afin de voir ce qu’ils en ont fait… C’est la relecture de leur vie. Il faut qu’elle ait un sens, il faut que cette relecture ait une certaine logique…
  5. Une représentation de ces « mises en scène » est proposée à l’ensemble du groupe.
  6. Un débat termine ce temps de jeu avec comme principales questions
    • La capacité à s’être adapté ou non que les différentes rencontres (les tables avec les objets) ont pu susciter ;
    • Situer la dynamique de la création dans ce que l’on fait ou pas de ce qui nous arrive…
    • Etc.

Echos à la théorie

  1. Le jeu symbolise le parcours de vie réalisé par une entité bien particulière (c’est le binôme) qui se définit au moyen de l’objet.
  2. L’entité constituée « subit » les aléas de l’existence et des rencontres, représentés par deux phénomènes différents :
    • Des rencontres propres à chaque entité (il s’agit des étapes avec les objets sur les tables) qui les invite à s’adapter à la nouveauté qui les saisit…
    • Des rencontres qui saisissent la totalité des entités, vivant le parcours, et qui représentent ce qui dans l’histoire a été déterminant pour les êtres vivants en général

Connivence avec l’adolescence

  1. La transformation : leur corps se transforme sans qu’ils puissent prévoir où cela va les conduire…
  2. L’adaptation aux nouvelles modes, l’influence des autres, les changements au gré des rencontres qui font qu’il y a passage d’un espace à un autre en un tour de main. Ce sont des espaces de vie.
  3. La course proposée dans le jeu interpelle la cohérence, leur cohérence qu’ils devront en fin de parcours faire, puisqu’ils vont s’expliciter en relisant devant le groupe leur parcours.
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Animation – Les fous du roi

Proposition

Pour comprendre l’animation suivante se référer à la présentation suivante :

Les fous du roi

Temps : 2 à 3 heures                    Ages : 15 – 16 ans

Groupe : 10 – 12 jeunes                Nombre d’animateurs : 3 dont 1 théologien

Voici trois entrées possibles

1. Première entrée : sur le personnage de Willie Stark

  • Evaluer le fait que Willie Stark prenne la cause du peuple ?
  • Décomposer l’instrumentalisation de sa candidature au début
  • Voir comment fonctionne le premier discours qui « marche » du candidat Stark
  • Essayer de repérer dans les discours les phrases typiques qu’on peut taxer de manipulation ?
  • La foule peut aussi être intéressante à décrypter dans ce que le cinéaste essaye de montrer lors des discours ? On peut s’amuser à faire une description des visages qui sont représentés. Les fans de technique pourront prendre la chose du côté des différents plans, traveling et autres techniques de prise de vues, etc.

2. Seconde entrée : La trame du journaliste

(à mon avis plus intéressante parce qu’elle nous ramène plus facilement à nous)

  • Qu’est-ce qui fait que Jack Burden travaille pour Willie Stark ?
  • Comment interpréter le fait qu’il fasse toutes ces recherches et en particulier celle à propos du juge Irwin ?
  • Décomposer les arguments employés par Jack Burden pour décider Adam de prendre la direction de l’hôpital.

3. Troisième entrée: par les autres personnages

  • Comment évaluez-vous le rôle de la secrétaire de Willie Stark et du sénateur adjoint ? Quels rôles leur donnez-vous dans cette histoire ?
  • Expliquez l’acte final d’Adam au parlement de Louisiane.
  • Pourquoi Adam ne choisit-il pas de se suicider plutôt que vouloir tuer Le gouverneur ?

4. Thématiques plus fondamentales à propos des questions à se poser à propos du film

  • Se faire soi-même – salut par les oeuvres ;
  • La fin justifie t-elle les moyens : jusqu’où suis-je prêt à aller pour parvenir à mon objectif ?
  • Quel est le sens d’un engagement (jack Burden) : un idéal ou une revanche de sa condition de naissance ?
  • Comparer les destin de Willie Stark et Barak Obama peut s’avérer intéressant
  • Jusqu’où faut-il aller pour arrêter un homme politique corrompu (cf Bonhoeffer)

Suggestions

Pour être plus pointu, on pourra utiliser à profit quelques uns des axiomes de la communication de Paul Watzlawick

Textes bibliques à mettre en lien

Evangile de Jean 11,45-57 : pour le côté plus politique du film

Romains 3 :  pour l’universalisme du péché que nous révèle le film

Genèse 2 : pour le pauvre Adam, tenté, mais toujours perdu dans ce monde de brut…

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Animation – Pierre Soulage

Proposition

Temps : 2 à 3 heures                    Ages : 15 – 16 ans

Groupe : 10 – 12 jeunes                Nombre d’animateurs : 3 dont 1 théologien

  1. Matériel
  • Grande feuille de papier
  • Gouache noire en grande quantité ou du brou de noix
  • Un grand nombre d’ustensiles pour dessiner, l’idée est de leur suggérer différents moyens d’appliquer la couleur sur la feuille
  • Prévoir en tout cas un racloir ou des spatules dans les ustensiles de peinture. Soulage emploie deux modes principaux d’application ; soit il dépose la peinture (il parle de pâte), soit il l’applique avec une lame et racle.
  • Prévoir une lampe-spot facilement transportable
  • Des grands cartons sur lesquels on pourra fixer les oeuvres afin de les avoir en « station debout »
  • Tous les éléments de protection ad-hoc, évidemment

2. Consignes et déroulement de la réalisation de la toile

  • Mettre les jeunes par tout petit groupe ; trois dans l’idéal
  • Chaque groupe choisit plusieurs ustensiles
  • Leur donner une demi heure pour proposer une oeuvre avec la consigne suivante : « deux d’entre vous sont chargés de produire avec une couleur et les ustensiles à disposition une toile. A chaque fois qu’une idée vous traverse la tête pendant que vous faites la toile, vous l’exprimez à la personne du groupe qui ne peint pas et qui l’inscrira sur une autre feuille. »
  • A l’issu de la toile le groupe des trois essaye de voir ce que donnent ensemble les différentes impressions pour les communiquer. Ils peuvent :

– Choisir le sens chronologique d’apparition des mots

– Choisir un système d’association

– Construire une histoire avec

3. Expression à partir de l’oeuvre

Il s’agit dans cette partie d’imaginer que les jeunes puissent voir chacune des oeuvres de deux façons en changeant de place (prévoir trois changements de position). Pour ne pas trop compliquer les choses, il importe de ne pas changer la lumière de place.

L’idée est ensuite de partager dans le sens suivant :

  • Ceux qui observent disent personnellement ce qu’ils ressentent en face de la toile et en fonction des différentes positions qu’ils ont eues en face de la toile
  • Ceux qui ont réalisé la toile parlent ensuite pour délivrer ce qu’ils ont exprimé en faisant
  • Une confrontation peut ensuite se faire qui soulignera les rapprochements et les éloignements dans les expressions

Réflexions pour la touche spirituelle de l’animation

Avec l’ensemble des éléments qui sont produits par le groupe, il peut être possible d’imaginer, de creuser les points suivants :

Autre couleur et noir : Pour montrer toute la force du noir et surtout le fait que la lumière s’y réfléchit de façon toute particulière, l’idée serait d’introduire cette partie plus théorique par une  une toile faite avec exclusivement du jaune ou une autre couleur claire. Et ce afin de bien percevoir l’action du jeu entre le noir et la lumière.

Le noir, avant d’évoquer ce qui est noir justement, renvoie à la matière, la terre, la glaise, la tourbe et a des réminiscences d’origine. « Le noir est antérieur à la lumière. Avec la lumière sont nées les couleurs, le noir lui est antérieur (…) ces notions d’origine sont profondément enfouies en nous (…) une couleur violente, mais qui incite à l’intériorisation. » (citation tirées de Connaissance des Arts, HS 428, 4e trimestre 2009, p.29).

La lumière :  le spot qui éclaire la toile, dont le reflet de lumière n’est pas le même pour les observateurs en fonction de leur place, ce peut être, dans une optique catéchétique, le regard de l’Autre, la transcendance et sa perception par les hommes.  La création regardée par Dieu. Noir de texture, la création n’en n’est pas moins éclairée par l’Autre (cela peut être aussi l’alter ego). De cette action de la lumière qui se projette et qui finit, elle-même, par reflet, à être lumière, Soulage le nomme l’« outre noir », une sorte d’au delà du noir, un autre espace : « Une lumière transmutée par le noir et comme outre-Rhin et outre–manche désignent un autre pays, outre-noir désigne aussi un autre pays, un autre champ mental que celui du simple noir. » (citation tirées de Connaissance des Arts, HS 428, 4e trimestre 2009, p.30).

La position : le changement de place complexifie encore le reflet de la toile, puisqu’en fonction des différentes positions de l’observateur, on voit  autre chose à chaque fois. On ajoute dans l’observation multiple le spacio-temporel qui en tous les cas imprime une dimension plus anthropologique à l’acte d’observer. L’homme à plusieurs âges et/ou à plusieurs endroits n’est pas ou plus le même. Dans une séance à plusieurs, c’est ici que la notion de partage, d’échange et de confrontation intervient, puisqu’il est possible de partager « ses » expressions ressenties en fonction des endroits traversés…

Dernier élément, un clin d’oeil du temps ;  Pierre Soulage est né un 24 décembre, nuit lumineuse depuis la nuit des temps..

Textes bibliques

Les textes de la création, Genèse 1 et/ou le Psaume 104 peuvent être un magnifique ancrage par les regards que nous avons sur la création.

Place d’une telle séance dans un cursus

Incontestablement pour démarrer un cursus, pour faire un groupe et surtout pour reprendre des thématiques qui ne manqueront pas de surgir…