Présentation

Travaillant dans plusieurs Gymnases (Lycées) de la ville de Lausanne, je livre ici plusieurs réflexions sur mon travail auprès des gymnasiens (lycéens) que j’ai la chance d’accompagner. En fonction de ma pratique et de la façon dont je travaille, j’inscris ces réflexions sous deux chapeaux; celui du/des sens de la vie et celui de la foi ou de la croyance. Rien de bien révolutionnaire…

C’est plus spécifiquement « ma façon de faire » qui peut susciter questions, interpellations et interrogations puisque je les aborde en « orientant » très spécifiquement les grandes questions existentielle de l’homme comme le mal, la violence et l’injustice pour ne prendre que les plus importantes. Pour donner deux exemples ; j’aborde la question du mal en proposant aux gymnasiens de réfléchir aux différentes représentations du diable (orientation vers mon site professionnel) au travers les siècles et celle de la  justice et de la violence, en proposant une réflexion autour de certains grands procès de l’histoire, ceux qui se sont chargés des criminels de guerre et des génocidaires (orientation vers mon site professionnel)…

Sympathique programme, n’est-il pas et encore je ne dis pas tout !  Mais avec ça, pourquoi cette façons de faire ?

En tout premier lieu parce que l’une de ces questions m’a mise en route dans mon cheminement de foi… Etre mis à l’écart et molesté dans une court de récréation, parce qu’on est protestant par des camarades de classes qui ne savent qu’une chose, c’est que je ne vais pas à l’Eglise le dimanche, mais au temple, interroge les motivations de l’agir de l’homme… Une question qui aujourd’hui resurgit aujourd’hui par le fait que certains vivent une stigmatisation et une discrimination suite à des appartenances ou des choix particuliers et je ne parle pas que des questions religieuses mais aussi de questions de genre…

En second lieu, parce que l’actualité assaillit littéralement les jeunes (et bien évidemment nous) de défis fondamentaux qui ne peuvent pas ne pas être discutés et approfondis. Ainsi pour schématiser : religions et libertés  (attentats), intégration ou désintégration des structures sociales (émigration/immigration); conflits autour de la définition de ce qu’est une communauté (religion et laïcité).

Il y aura par conséquent pas mal de transversalité et d’interdisciplinarité (pédagogie, communication, théologie, etc.) mais à chaque fois avec la préoccupation d’être le plus pertinent possible si j’y arrive c’est tant mieux, sinon…

Etant pasteur, mais travaillant à 100% dans des Institutions régit par un Etat laïc qui dans le canton de Vaud se définit comme laïcs, je suis à la croisée de mondes qu’on pense souvent opposer parce qu’on ne veut pas composer (au sens d’écrire et non de compromis). Je m’inscrit très volontiers dans cette dynamique de composition parce qu’elle est stimulante et nous contraint à trouver un modus vivendi.

Ceci explique sans doute  qu’on retrouvera sur cette Plateforme et des prédications, des réflexions qui poseront plus de questions que de réponses puisque nous savons tous que les hommes et les femmes se rencontrent à partir des questions qui les habitent et non des réponses.

Guy Labarraque

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